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  • Camille Basso

Une saison riche en nouveautés au FRAC Grand Large

En février 2024, le FRAC Grand Large de Dunkerque dévoile de nouvelles expositions audacieuses et riches de leur diversité à ses visiteurs. Le temps d’un reportage, le Ptit Rat a découvert les œuvres fantaisistes et colorées de l’artiste portugais José Loureiro, les sculptures marquées d’histoire d’Apolline Ducrocq, l’espace convivial Cuisine en terrasse de Matali Crasset et « Extrême Collection », un projet novateur du FRAC.



José Loureiro, un « Croque-couleur » fantaisiste


Si l’heureux hasard d’une rencontre a mené les œuvres de l’artiste portugais José Loureiro jusqu’aux collections du FRAC Grand Large, c’est également ainsi qu’il les définit. « J’aime les choses hasardeuses », confiait-il d’ailleurs le 15 février dernier aux premiers visiteurs de son exposition. Aux portes des styles figuratif et abstraits, ses créations vibrantes de couleur entraînent le regard vers celui de ses sujets. Scènes familiales, acariens attachants, synapses figuratives et Boson monographique, les œuvres de José Loureiro surprennent autant qu’elles interrogent le spectateur. De son côté, il affirme se laisser porter par l’invisible et le visible, tant dans son environnement immédiat que dans le domaine des sciences. Personnage haut en couleurs, il maîtrise avec brio de nombreuses techniques d’huile sur toile ou sur papier, d’imprimés de patchwork, de gazes imbibées de peintures, de collages et même de vidéos.


En 2024, le FRAC Grand Large retrace plus de 15 ans de carrière de l’artiste, à travers près de 120 œuvres dont le style et les inspirations diverses dialoguent de manière surprenante. Dans chaque salle, les visiteurs peuvent également découvrir la plume de José Loureiro, grâce à des citations sur ses créations ou sur leurs inspirations : « Les couleurs communiquent entre elles dans un code indéchiffrable, imperméable à l’algorithme le plus puissant. […] Nous ne découvrirons jamais la pierre de Rosette des couleurs. »


José Loureiro, Acarien, 2018, huile sur papier ( © FRAC Grand Large)
José Loureiro, Acarien, 2018, huile sur papier ( © FRAC Grand Large)

José Loureiro, Boson de L, une peinture, huile sur toile, 2011 ( © Le Ptit Rat)
José Loureiro, Boson de L, une peinture, huile sur toile, 2011 ( © Le Ptit Rat)

L’exposition « Croque-couleur » est présentée du 17 février au 1er septembre 2024


Apolline Ducrocq, le « misérable admirable » des îlots bleus

Inspirée par le chantier de réhabilitation des escaliers du même nom, l’exposition « Les îlots bleus » d’Apolline Ducrocq fait voyager les visiteurs, entre modernité et architecture, des années 1950. Dans le cadre d’une résidence Archipel du FRAC Grand Large, en lien avec les écoles d’art de Denain et de Lille, cette artiste de Boulogne-sur-Mer s’emparede l’esthétique du chantier et de la notion de « misérable admirable ». Réalisées en collaboration avec l’entreprise RAMERY Génie Civil, ses sculptures réinventent la structure des gravats dont elles se composent et invitent à une réflexion sur les architectures qui nous entourent. Normalement dissimulées dans le béton, les armatures en fer des escaliers se dévoilent au regard du spectateur, témoins de l’Histoire des îlots bleus et de l’évolution des édifices locaux. Apolline Ducrocq a conçu ses œuvres à l’atelier collaboratif Fructôse, situé à Dunkerque, qui accompagne les artistes évoluant dans le champ des arts visuels.


Apolline Ducrocq, Les îlots bleus, 2023 (© Le Ptit Rat)
Apolline Ducrocq, Les îlots bleus, 2023 (© Le Ptit Rat)
Apolline Ducrocq, Les îlots bleus, 2023 ( © Le Ptit Rat)
Apolline Ducrocq, Les îlots bleus, 2023 ( © Le Ptit Rat)

L’exposition « Les îlots bleus » est présentée du 17 février au 19 mai 2024


« Extrême collection », au détour des expositions permanentes du FRAC

En 2024, le FRAC Grand Large innove dans la manière de mettre en avant ses collections permanentes. Se déployant sur l’ensemble du bâtiment, les œuvres seront présentées par ensembles au regard des visiteurs, ainsi que son comité d’acquisition et ses partenaires associatifs. Dès le mois de février, le troisième étage du FRAC sera consacré à l’exposition « D’Allemagne », qui parcourt les œuvres de nos voisins frontaliers, des années 1960 à aujourd’hui. Cette collection unique en son genre reflète l’Histoire de l’Allemagne, et de sa complexe division durant la Guerre Froide.


Helmut Middendorf, Unter dem Schirm (Sous le parapluie), acrylique sur canevas, 1985 ( ©Le Ptit Rat)
Helmut Middendorf, Unter dem Schirm (Sous le parapluie), acrylique sur canevas, 1985 ( ©Le Ptit Rat)

Les visiteurs du FRAC pourront également se laisser porter par le point de vue d’Evelien Bracke  – membre du comité d’acquisition de 2017 à 2022. Au cœur des collections, celle qui est désormais conservatrice au Design Museum de Gant partage son regard sur le design et sur les créations qui l’inspirent. L’une d’entre elles est The Chair (2019) , de l’artiste française Marlène Huissoud. Réalisée en argile non cuite et en bois, cette sculpture invite le spectateur à une prise de conscience sur l’impact environnemental de l’homme et sur la place de la biodiversité dans le monde d’aujourd’hui. The Chair a, d’ailleurs, la particularité de constituer un véritable refuge pour les insectes, lorsqu’elle est exposée dans la nature. Au FRAC, cette œuvre est accompagnée de la légende « Do we need another chair? » (Avons-nous besoin d’une autre chaise ?), qui interpelle les visiteurs sur l’impact direct qu’ils peuvent avoir sur leur environnement naturel.


Marlène Huissoud, The Chair, argile non cuite et bois, 2019 ( © Le Ptit Rat)
Marlène Huissoud, The Chair, argile non cuite et bois, 2019 ( © Le Ptit Rat)

« Extrême collection » est présentée du 17 février au 31 décembre 2024



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