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  • Louise Wagon

Jessie Désolée et son Club des Monstres

Au cœur La Rochelle, Jessica Hautdidier, connue sous le pseudonyme Jessie Désolée insuffle la vie à ses créations. Artiste autodidacte passionnée, elle s’est lancée dans l’univers du dessin, il y a trois ans. Ses œuvres, réalisées avec tout ce qui lui tombe sous la main, du BIC à l’aquarelle, sont le reflet d’une exploration constante de nouvelles techniques et d’un apprentissage quotidien.


Jessie Désolée, Le club des monstres
Jessie Désolée, Le club des monstres, 40x40 cm, aquarelle, crayons de couleur et stylo noir

L’Odyssée Visuelle de Jessie Désolée

Marquée par des gribouillages d’enfance, Jessie Désolée a toujours été attirée par l’art du dessin. Après l’obtention de sa licence d’art, elle intègre les Beaux-Arts, mais se heurte à ses aspirations profondes et dépose le stylo durant une décennie. Mais alors, qu’un jour, un BIC traîne sur son bureau, l’artiste se remet à gribouiller et donne vie à une univers peuplé de monstres, de plantes et d’animaux fantastiques.


dessin de monstres au stylo bic
Jessie Désolée, sans nom, Bic, 110x110 cm

Jessie Désolée ne se limite pas à illustrer ; elle raconte des histoires. Chaque trait est imprégné de son vécu, de ses joies comme de ses peines, tissant une « mythologie personnelle » qui s’entrelace subtilement dans ses illustrations. Son processus créatif est organique, naissant d’un simple gribouillage pour évoluer en une composition complexe et souvent imprévue.


Des Monstres et des Hommes

Au royaume de Jessie Désolée, les monstres coexistent en harmonie. Ces créatures, chacune avec sa propre histoire, symbolise des peurs transcendées et des libertés conquises. C’est là, dans cet espace où l’imaginaire rencontre le réel, que Jessica Désolée trouve son havre de paix et son champ d’expression le plus authentique.


Un chat apeuré par la jungle
Jessie Désolée, Peur de la jungle, acrylique, 80x100 cm

 « Je n’ai jamais eu une vie très stable et confortable, encore moins de puis que je suis artiste. C’est parfois flippant de ne pas savoir comment on va manger ou payer son loyer le mois suivant, mais c’est aussi une grande liberté et je n’échangerais jamais ma vie contre celle d’un autre », assure Jessie Désolée auprès du Ptit Rat. « Donc oui, je suis flippée, j’ai peur de pleins de choses et plutôt que de les laisser me bouffer, je les exorcise sur le papier. Mes monstres prennent vie et ça me fait du bien. Et puis, je me sens plutôt montre moi-même. »


Dessin de Jessie Désolée avec des monstres qui font des bêtises et rient
Jessie Désolée, La classe de dessin, aquarelle et stylo, 30x40 cm

dessin à l'encre de monstres
Jessie Désolée, La maison, encre, 120x80 cm - « Le ballet des maisons ne prenait jamais fin. C’était un éternel recommencement. Quand l’une d’elles s’effondrait de fatigue, usée d’avoir si longtemps accueilli la vie en son sein, une autre, condamnée sans même le savoir, portait pourtant en elle la promesse d’une nouvelle existence ». - Jessie Désolée

Un Avenir en Couleurs

En février, l’artiste illustratrice a inauguré sa première exposition, Le Club des Monstres, aux musée des Beaux-Arts d’Agen. L’exposition, qui s’est tenue jusqu’en avril, a offert une scénographie particulièrement soignée. Des huiles sur toile, des aquarelles, et surtout des dessins au stylo BIC ont invité les visiteurs dans un monde de créatures aussi fascinantes qu’elles sont inoffensives.


« En juin, j’organise une exposition personnelle à venir en juin à la galerie Bletterie à La Rochelle. C’est une opportunité de présenter un projet qui me tient à cœur », explique-t-elle. « Enfin, je ne désespère pas de sortir un jour un livre ! Album, BD... On verra bien. »



Dessin de monstres et photomaton
Jessie Désolée, Photomaton, aquarelle et crayons de couleur, 40x42 cm

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