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  • Camille Basso

Découverte d’objets antiques dans la nécropole romaine de la Robine

De 2017 à 2020, les archéologues de l’Inrap ont effectué des fouilles dans la nécropole romaine de la Robine, près de Narbonne. Après plusieurs années de recherches et d’analyses, l’équipe de Valérie Bel révèle près de 2000 objets datant de la Rome antique.

Vue aérienne de la nécropole romaine de la Robine (Crédit : INRAP)
Vue aérienne de la nécropole romaine de la Robine (Crédit : INRAP)

Le site de construction de la Robine, près de Narbonne, abritait une nécropole et de nombreux objets rares de l’Empire romain. De fait, 1880 objets et plus de 1400 sépultures ont été découverts par l’équipe d’archéologues de Valérie Bel, de l’Inrap. Aujourd’hui considérée comme l’une des plus grandes de la région, la nécropole de la Robine présente de toutes nouvelles perspectives de recherches pour les historiens et les spécialistes de l’Antiquité. Elle fut fondée en 118 avant notre ère, en même temps que la colonie romaine de Narbo Martius, en Gaule transalpine. Selon les archéologues, le site aurait été utilisé jusqu’au IIIe siècle par des plébéiens et des membres de la classe ouvrière.


« Le site de la Robine se singularise par son ampleur : environ 1430 tombes et bûchers datés du Haut-Empire ont été mis au jour. Mais son intérêt aussi réside dans le fait qu’il s’agit d’une des nécropoles de Narbonne, la capitale de la Gaule narbonnaise, une colonie romaine fondée à la fin du IIe s. avant J.-C. et l’un des centres portuaires les plus importants de Méditerranée occidentale », détaille Valérie Bel dans un communiqué de presse de l’Inrap.



Les objets découverts par son équipe d’archéologues comprennent des bijoux, des autels en marbre, des céramiques et des coffres ossuaires. Tous mettent en avant une évolution dans les rites funéraires de la population locale. En effet, l’expansion de l’Empire romain et l’influence de nouvelles religions ont transformé les habitudes de vie des romains. « Plusieurs rites sacrificiels devaient être effectués dans le cadre du repas funéraire et au moment de la constitution de la sépulture. Dans la pratique, et c’est ce que montre les vestiges archéologiques, les façons de faire étaient très variables, comme le fait de brûler ou d’inhumer le corps du défunt, le menu du repas funéraire, la nature des offrandes aux défunts, l’aménagement de la sépulture », explique Valérie Bel dans le communiqué de l’Inrap.


Parmi les plus anciennes sépultures de la nécropole de la Robine, certaines contenaient des conduits de libation. Ces ouvertures étaient dédiées au dépôt d’offrandes (vases, bijoux, pièces de monnaie, perles, etc) lors des fêtes romaines importantes. Les archéologues de l’Inrap ont ainsi mis au jour plusieurs de ces offrandes, comme un coffre ossuaire en marbre, des flacons de parfum en verre et un gobelet en céramique. De la même manière, les bûchers ont révélé que les familles déposaient généralement de la nourriture près de leurs défunts pour les accompagner dans l’au-delà.


« Il y avait une activité constante [dans la nécropole], pour les funérailles, les fêtes funéraires, l’entretien des tombes et des monuments, peut-être pas comme dans les rues de Narbonne, mais ce lieu était animé. Il existe des indices pour penser que le site était végétalisé avec des arbustes. Les chemins des enclos étaient des sentiers très étroits. Certains murs d’enclos étaient assez élevés, comme c’est le cas à Pompéi », conclue Valérie Bel.


En 2026, les objets découverts dans la nécropole de la Robine seront présentés lors d’une exposition au musée Narbo Via de Narbonne.

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